Son aïeul, raconte-t-il, aurait été maudit par une sirène au bord d’un fjord avant de traverser l’Europe, serait devenu roi ou mendiant pour finir écartelé dans quelque contrée ou mort sans éclat chez sa vieille mère. En showman majestueux, Olivier Martin-Salvan incarne ce comédien fantasque qui rejoue ces folles aventures. À ses côtés, l’infatigable Pierre Guillois s’échine à suivre le fil tout en s’affairant à faire apparaître le décor à coups de pancartes en carton. Et accessoirement à insuffler un brin de logique à ce récit délirant. Dans un feu d’artifice d’inventivité, ces Laurel et Hardy des temps modernes nous entraînent en patins, trottinettes ou avions cartonnés dans leurs aventures rocambolesques, déployées dans une explosion d’idées géniales qui réinventent le voyage immobile.
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